samedi 3 novembre 2012

LEMAN 2030 pense aux frontaliers

La semaine dernière, j’ai écouté avec beaucoup d’attention la première présentation du projet AGGLO 2030 et en particulier les données fournies en ce qui concerne les transports en commun. Jean BOUTRY a détaillé avec beaucoup de passion quelques chiffres essentiellement orientés sur la capacité de la SIBRA à absorber le trafic intramuros prévisionnels. C’est déjà bien !

Rappelons qu’à fin 2011, selon l’Office cantonal de la statistique du canton de Genève, 8’128 travailleurs frontaliers habitaient au sein de l’agglomération annécienne et des villages proches. Toutes ces personnes sont susceptibles d’emprunter la sortie Nord de la ville soit par la D1201 ou l’autoroute LYANE pour atteindre le goulot d’étranglement de Bardonnex. Ensuite, c’est la galère du parking dans l’agglomération genevoise pour la plupart d’entre eux. Pour ceux qui se rendent dans le canton de Vaud, un autre calvaire les attends lorsqu’ils doivent emprunter l’autoroute n° 1.

Les experts de la métropole lémanique ont pris conscience de ce problème en proposant dans leur programme LEMAN 2030 pour le rail, plus de train et plus de places. Ils prennent pour exemple le cas d’une frontalière habitant Annemasse et enseignant à l’EPFL. J’en connais une (Smile ) qui habite Annecy-le-Vieux et qui se rend assez souvent à l’Ecole Hôtelière de Lausanne (Chalet à Gobet en fait) pour les même raisons. Elle n’est sans doute pas la seule car de plus en plus d’étudiants de la région choisissent HEC Lausanne et l’EPFL pour leurs études. Sans compter que le développement économique et donc les recrutements de cette métropole lémanique se fait essentiellement entre Nyon et Morges.

Bref une situation, qui devrait être prise en compte pour affiner la vision 2030 de l’agglomération annécienne pour maintenir son rattachement à la capitale économique et historique de la Haute-Savoie. L’autoroute A41 étant bien une avancée pour les flux interrégionaux mais beaucoup moins lorsque l’on considère les besoins des flux pendulaires des frontaliers et des genevois qui sont aussi de plus en plus nombreux à faire leur shoping à Annecy. Lors de mon précédent billet, j’ai émis une piste de réflexion afin que la stratégie des transports en commun de notre agglomération soit aussi élaborée en synergie avec celle de nos amis suisses.

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